Qui est François Miville-Deschênes ?

Publié le par Magus

Par Cyrus 

je me suis souvent posé cette question dans une autre vie il y a fort longtemps. Aujourd'hui je n'ai toujours pas la réponse mais je vais essayer de vous donner vous aussi envie d'en savoir plus sur ce monsieur dont vous pouvez admirer le travail sur la série 'Millénaire' publiée chez Les Humanoides Associés. On s'est cotoyé pas mal de temps par mails interposés, il habite dans le grand nord  là ou on parle avec des mots bizarres, avec ses amis les caribous et sa petite famille qui compte déjà 2 enfants si j'ai bien compté. On s'est juste vu 2 fois finalement, c'est peu pour connaître quelqu'un mais suffisant pour saisir certaines choses. Oui c'est évident, si nous étions amenés à se revoir au détour d'une rue parisienne ou près d'un chalet enneigé, je suis sûr que nous passerions des heures à discuter de tout et de rien comme si on s'était vu la veille, simplement lié par le plaisir de la discute et de l'échange du bout de gras.

'Millénaire' a aussi indirectement influencé Magus, non pas que l'histoire ait inspiré directement celle de Magus, par contre 'Millénaire' était une référence dans sa capacité à rendre compte d'un moyen âge crédible. Il faut dire que le scénariste Richard D.Nolane est un érudit qui en remontre à plus d'un sur cette longue période de l'histoire.
Récemment sur son blog, François s'est énervé, moi j'aime bien quand il s'énerve sur des sujets du type, 'pourquoi faire de la bande dessinée qui n'a rien à dire alors qu'on peut faire de la bd qui intéresse les gens !'

Vas y François lance le débat et coupe toi les cheveux après !

'Le travail de dessinateur en est souvent un de solitaire et je ne fraie que très rarement avec le monde de la bande dessinée et avec la faune bariolée qui y évolue. Quand l’occasion m’en est donnée, je constate chaque fois qu’il y a plusieurs types d’auteurs qui, selon les cas, m’agacent, m’irritent ou m’exaspèrent (des sentiments qui constituent une dépense considérable d’énergie, j’en conviens, mais je suis encore jeune!).

Il y a évidemment ceux, très nombreux, dont le comportement est dicté par la jalousie et la bêtise épaisse. Inutile de s’attarder à cette espèce détestable qui prolifère, ce serait perdre un temps précieux et lui consacrer une attention qu’elle ne mérite nullement. “Les cons ne s’arrêtent jamais“, il avait bien raison, le père Brassens.

Il y a aussi ceux qui, auteurs eux-mêmes, s’humilient publiquement en louangeant à l’excès le talent de leurs illustres collègues, méprisant leurs propres réalisations; ceux qui ploient, qui n’ont pas plus d’épine dorsale que de respect pour les heures sans nombre qu’ils consacrent à leur art.

Et puis, pour faire bonne mesure, je n’oublierai pas de mentionner ceux qui, faute de tenter de s’élever par la mention de leurs qualités propres, définissent leur oeuvre en citant ce qu’elle n’est pas. Plusieurs auteurs québécois sont à inclure sans la moindre hésitation dans cette dernière catégorie.

Dans le numéro du magazine l’Actualité du 15 avril, on peut lire en page 55 un article consacré à Jimmy Beaulieu. Cet “agitateur” en remet une couche: à le lire, il semblerait que les éditeurs français “publient de l’heroic fantasy avec épées, donjons, jeux de rôles“. Tu parles! Par Thor, ça me fait bien rigoler! Mais qu’est-ce que c’est que ces sottises? Avant de dire n’importe quoi, il faudrait peut-être vérifier un peu la justesse de ses assertions, non? Il en va de même pour le journaliste qui signe ces lignes! Certes, Soleil fait ses choux gras de l’heroic fantasy depuis plusieurs années, Delcourt également, mais avant de fourrer tous les éditeurs dans le même sac de la honte éditoriale, il serait approprié de nuancer un tantinet. À ce que je sache, ce genre qu’est l’heroic fantasy n’occupe qu’une proportion modeste chez Dupuis, au Lombard ou même chez Dargaud. Il se publie de tout en Europe et les éditeurs de bande dessinée n’agissent pas différemment de ceux des autres champs littéraires: ils font flèche de tout bois pour élargir leur lectorat (même s’ils le fractionnent du même coup), pour répondre à la concurrence et finalement survivre.

Cette référence aux épées n’est pas la première; j’avais déjà entendu Jimmy Beaulieu au cours d’une interview, alors qu’il présentait l’une de ses oeuvres, s’empresser de préciser “qu’on n’y trouvait pas d’épée!” Cela me rappelle aussi Michel Rabagliati qui en faisait autant lors d’une entrevue, en soulignant tout de go qu’en tout cas, dans ses histoires, “il n’y avait pas de druides!

Honte sur moi et sur ma descendance mille fois maudite! Mon travail en bande dessinée commerciale (quel mot horrible, qu’on m’éxécute sur le champ) est marqué du fer rouge...'

A suivre sur son blog.
 


 

Publié dans Divers

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F. Miville-Deschênes 04/04/2009 02:56

Me couper les cheveux? Tu n'y penses pas! Je savais que ma crinière blonde ne laissait pas indifférent le beau sexe, mais je suis heureux de constater qu'elle provoque chez toi une jalousie tout à fait justifiée et compréhensible.
Cela dit, merci pour la publicité et n'hésite pas: passe faire un petit tour quand le coeur t'en dira, nous partagerons la queue de castor farcie comme des frères de sang.